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Interview de Méropée Malo, auteure de Sorcière malgré elle

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Le 17 février Castelmore a accueilli une nouvelle recrue. Pour cette occasion nous vous proposons aujourd’hui de découvrir son auteure, Méropée Malo au travers d’un entretien.

Pour Assia, une nouvelle vie  commence !

Assia, dix-neuf ans et bac en poche, rentre chez elle après des années en pension. Mais il n’y a personne pour l’attendre et elle apprend que toute sa famille est morte. La voilà seule au monde…
La jeune fille découvre alors qu’elle est l’héritière d’une lignée de sorcières. Elle va devoir apprendre à manier ses nouveaux pouvoirs avec pour unique professeur un vieux grimoire, puisque sa mère n’est plus là.
Assia n’est pas du genre à se laisser abattre : elle surmontera toutes les épreuves et éclaircira les circonstances qui ont mené à la mort des siens, parole de sorcière !

 

Peux-tu te présenter à nos lecteurs et nous expliquer ce qui t’a amené à l’écriture ?

Pour me présenter rapidement, je dirais que je suis une grande lectrice des genres de l’imaginaire : je lis en moyenne 2 livres de SF, fantasy et fantastique par semaine depuis que j’ai 15 ans. Et ça tombe bien, puisque je suis bibliothécaire : j’ai donc à ma disposition quantités de livres… Qu’est-ce qui m’a amenée à l’écriture ? Je dois remercier ma mère, parce que, quand j’avais 5 ou 6 ans et que, un soir, je n’arrivais pas à m’endormir, elle m’a dit : « raconte-toi une histoire, ça t’aidera à trouver le sommeil ». C’est ce que j’ai fait, et au fil des années, les histoires se sont complexifiées, jusqu’à ce que, arrivée à l’adolescence, je trouve trop frustrant de juste me les raconter le soir : j’ai donc eu envie de les mettre sur le papier… et c’est comme ça que j’ai commencé à écrire.

Comment s’est passée ta première session de dédicaces à Bruxelles  ?

La session de dédicaces à Bruxelles s’est super bien passée, les lectrices étaient adorables ; les jeunes lectrices avaient l’air impressionnées de faire dédicacer leur livre, elles ne savaient pas que moi aussi, je l’étais ! (c’était mon premier Salon). Elles ont été plusieurs à me demander combien de tomes comporterait l’histoire (3, leur ai-je répondu), et quand le tome 2 sortirait (à l’automne probablement – il est déjà écrit ! Restent à faire les corrections). Il s’appellera Sorcière en son temps car la thématique du temps sera très importante, avec l’apparition d’un nouveau personnage magique, un Arpenteur du temps.

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Méropée, en dédicace à la Foire du Livre de Bruxelles

D’où vient ton pseudo, Méropée Malo ?

Mon pseudo vient de mon amour pour la mythologie grecque : j’aime beaucoup la sonorité du nom Mérope (une reine grecque) ainsi que le mot « mélopée », alors j’ai choisi de conjuguer les deux, ce qui donne Méropée ! Et pour Malo, comme je suis originaire de Normandie et que le roman Sorcière malgré elle se passe au bord de la mer, ça me paraissait naturel d’évoquer Saint-Malo.

Comment est née l’histoire d’Assia ?

Mon envie d’écrire l’histoire d’Assia est venue de deux questions que je me posais : comment une enfant peut-elle avoir la certitude que ses parents l’ont aimée, si ces derniers sont morts ? Et d’autre part, comment peut-on accepter un héritage tel que le sien (la magie), qui est difficile à croire et à assumer, mais qui est tout aussi difficile à refuser si c’est justement la seule chose qui lui reste de ses parents…

L’histoire ne commence pas très bien, pour Assia. La quête d’identité de l’héroïne occupe-t-elle une place importante dans l’histoire ?

Oui, effectivement. Au début du roman, Assia pense qu’elle va trouver facilement des réponses à ses questions (sur le silence de sa famille pendant ses années en pension) et qu’elle va faire les études dont elle a envie. Bien sûr, ça ne se passera pas comme ça ! Elle va devoir se trouver un job alimentaire et va remettre à plus tard ses rêves d’études. En plus, la magie va s’en mêler… Au lieu d’un destin ordinaire, elle va rencontrer un destin extraordinaire – mais qui doit demeurer secret. On ne doit pas découvrir qu’elle est une sorcière !

As-tu été marquée ou influencée par des œuvres particulières dans la création de ton roman ?

Quand j’ai commencé à avoir l’idée de ce roman, j’ai revu des épisodes de la série Charmed, qui avait accompagné mon adolescence. J’aimais bien l’idée de la demeure de famille et du Grimoire dans le grenier qui contient des recettes magiques, le tout situé dans notre monde moderne… Mais je m’en suis aussi éloignée puisque mon héroïne est seule à posséder ses pouvoirs, elle n’a pas de sœurs sorcières mais, à côté de la magie, elle a un petit côté hackeuse. Et puis l’action se passe en France.

La thématique de la sorcellerie était-elle une évidence ?

Ce qui est très agréable, avec les sorcières, c’est qu’on peut aborder le personnage par pleins d’angles d’attaque différents : ça va de la sorcière sympathique et recluse qui vit dans la forêt au rythme de la nature, à celle qui n’est pas sympathique et lance des sorts depuis son balais, en passant par les variations historiques (Inquisition) ou modernes (wicca), on est très libres ! Du coup j’aimais l’idée de me dire que je prenais une figure hyper connue pour la cuisiner à ma sauce.

As tu puisé ton inspiration dans des lieux et faits réels ?

Sur la question de l’inspiration, je voulais que l’histoire se passe en bord de mer ; il se passe des trucs pas drôles dans le livre, mais l’ambiance est solaire, ça sent les vacances ! Comme l’action est située en France, je me suis servie de lieux que je connaissais : Saint-Malo mais aussi Saint Gilles Croix de Vie, Marseille… Concernant les faits réels, non, je ne m’en suis pas inspirée pour le premier tome. Par contre pour le deuxième tome, Sorcière en son temps, qui m’a demandé de faire des recherches, oui, j’ai plongé dans le réel ! (je tease)

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As-tu un cérémonial ou des habitudes lorsque tu écris ?

Je n’ai pas de cérémonial d’écriture, mais une obligation : être seule. Je ne sais pas comment J. K. Rowling a pu écrire Harry Potter dans un café (elle est très très forte), moi, les gens autour de moi, ça m’empêche d’écrire ! J’ai besoin d’être dans une bulle quand j’écris.

As-tu déjà d’autres projets d’écriture ?

J’ai commencé à écrire le tome 3 de L’Héritière des Raeven, Sorcière à tout prix, en janvier 2016, j’espère le terminer en décembre. J’ai des projets pour la suite : un roman collectif, d’abord, qu’on construit depuis un certain temps avec 3 amies (Laure, Caro, Mathilde, on va y arriver !), qui est un projet adulte qui s’appellera Le Guerrier navigateur. Le texte est situé dans un univers purement imaginaire, entre science-fiction et fantasy, et raconte la lutte des Amazones contre les Talibans. Le « héros » est un espion et guerrier d’élite, au service du grand méchant de ce monde, qui débarque par hasard chez les femmes qui vivent cachées dans le désert. Et puis j’ai un projet jeunesse pour un public un peu plus jeune que Sorcière malgré elle (pour les 10-14 ans, plutôt), qui aura pour titre L’école verte. C’est un hommage à Tistou les pouces verts, de Maurice Druon, ainsi qu’au Jardin secret de F. H. Burnett, deux textes qui ont beaucoup compté dans mon enfance. L’école verte raconte l’histoire de Caylia, petite bonne dans une école huppée spécialisée dans l’horticulture et la botanique, et qui découvre qu’elle a le pouvoir de créer des plantes. Grâce à son pouvoir, elle va être acceptée comme élève à l’Ecole verte, mais ça ne sera pas du goût de tout le monde…

Auteur : Cesba

Community Manager des éditions Bragelonne, Milady et Castelmore. Réponds à toutes vos questions dans la mesure du possible !

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