Le Blog de Castelmore

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14-14 : récit d’une folle journée !

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Le 3 juin n’était pas un jour comme les autres pour Silène Edgar et Paul Beorn. En ce beau mercredi, leur roman 14-14 a remporté le prix Gulli ! Après quoi ils ont effectué leur première intervention en classe. Voici le compte-rendu de cette belle journée, par les auteurs eux-mêmes !

Prix Gulli : photo souvenir 1

De gauche à droite : Marie, Paul, Silène et Stéphane.

Paul : Donc, pour la petite histoire…

Silène : Nous avons appris par Marie que nous étions nominés pour le prix Gulli juste avant les Imaginales. C’est une semaine avant le prix que nous avons décidé qu’il valait mieux que nous soyons présents au cas où… Jusque là, j’étais excitée comme une puce : c’était assez incroyable, trop pour que je réalise. Jusqu’à deux jours avant. Soudain, il y a eu un voile qui s’est déchiré et j’ai commencé à être morte de trouille…

J’ai mal dormi, très très mal dormi… dès que j’ai considéré que l’heure était décente pour l’appeler, j’ai assailli Paul de coups de fil pour qu’il me rassure. Jusqu’à ce qu’on se retrouve et qu’on commence à se raconter des blagues, j’étais quand même très angoissée !

Nous étions avec Marie, l’adorable attachée de Presse de Castelmore, et Stéphane Marsan, le directeur éditorial – que nous connaissons bien, maintenant. Après avoir pris un brunch ensemble, au cours duquel Stéphane a fait très attention à ne pas tacher sa belle chemise, nous sommes partis à pied jusqu’au siège de Gulli (et un pigeon a choisi ce moment pour viser tout spécialement… la chemise de Stéphane).

C’était très drôle, je me suis sentie mieux… Stéphane est vraiment un éditeur prêt à tout pour ses auteurs.

Je ne me sens pas du tout stressé, il faut beau, j’ai envie de rire et de courir partout.

On se complète… moi c’est tout le contraire !

Il y a une quarantaine de personnes, le jury (qu’on ose à peine regarder avec Silène : il y a Emma De Caunes, Lilian Thuram, Marcel Rufo, Michèle Bernier, Michèle Reiser…), les autres éditeurs, trois autres auteurs…

Yann Darcot, Valérie Dayre et Hélène Montardre, que j’admire beaucoup.

Ainsi que des photographes et des journalistes. Les officiels de Gulli commencent leur discours sur la chaîne, le prix, les actionnaires, etc. je me glisse à côté de Silène et on n’en mène pas large, tous les deux.

Je n’ose pas regarder Paul, ni les photographes, ni personne, je m’absorbe dans le discours ! Malgré tout, je pense à Barbara qui est notre éditrice et elle me manque !

Je n’ai plus du tout envie de courir partout, en fait, j’aimerais bien trouver un trou pour rentrer la tête dedans, comme les autruches.

Je reçois un SMS de ma femme : « alors ???? », puis un autre : « réponds pas, surtout !!! » Eh oui, car la chaîne a voulu que ce soit une surprise : personne ne sait qui est le lauréat, l’info était censée tomber à 12h00 sauf qu’il est 12h30 passé.

La présidente du jury prend la parole, c’est Michèle Reiser. Son discours est particulièrement habile et bien mené pour faire monter la tension jusqu’au bout (elle a animé plus de 300 émissions télé, elle connaît son affaire…). Elle commence à évoquer son parcours personnel…

Et l’histoire de la littérature jeunesse qui est devenue très riche depuis qu’elle a initié la première émission sur le sujet.

Puis parle des cinq maisons d’édition en lice, s’attardant longuement sur Rageot, l’Ecole des loisirs, Gallimard, Gulf Stream

Paola Grieco et Angéla Léry, l’éditrice et l’attachée de presse de Gulf Stream sont là pour représenter Catherine Cuenca, qui n’a pas pu venir. J’étais contente de les voir, elles publient notre amie Cindy van Wilder qui vient d’avoir le prix des Imaginales jeunesse et là, je me dis que ce serait un hasard magnifique d’être primés la même année qu’elle…

Elle cite Castelmore en dernier, avec juste quelques mots sibyllins. Puis elle parle assez longuement d’un premier roman, et je me dis « elle n’en parlerait pas si c’était le lauréat, ça nous fait donc 1 roman d’éliminé, nous avons désormais 1 chance sur 4 ».

Je me fais la même réflexion !

J’ai tellement la trouille de parler en public que j’espère secrètement que le prix ne sera pas pour nous.

Elle évoque un deuxième roman (1 chance sur 3), un troisième, un quatrième (là, je me dis « ben non en fait je me suis trompé, ça devait être le premier »). Puis elle commence à raconter 14-14, longuement, très longuement même. Silène et moi, nous sourions tout ce que nous pouvons, à nous faire une torsion des maxillaires, essayant de cacher autant que possible que notre cœur bat à cent à l’heure.

J’ai les mains poites et les pieds moites, le palpitant qui fait la java et les yeux comme des soucoupes.

Et Michèle lâche soudain les petits mots magiques : « et d’ailleurs, c’est ce roman que nous avons choisi ».

Prix Gulli : photo souvenir 2

Je m’en doutais sans le croire, c’est vraiment étonnant ce moment où vous obtenez la réalisation de votre rêve.

Je tombe dans le bras de Sil’. Ensuite, je ne sais plus trop ce qui se passe.

Je ne peux pas te dire, je sais juste que tu as pris le micro !

Je me retrouve avec un micro à la main, je crois.

Et moi, je me dis : « J’espère qu’il va le garder ! »

On nous tire à droite, à gauche, pour prendre des photos avec un tas de gens. Lilian Thuram vient nous parler, super sympa, puis Marcel Rufo.

Je suis fan de ce spécialiste de l’enfant, parce que je trouve qu’il donne sa juste place à celui-ci mais surtout parce que j’ai lu 4 fois intégralement son livre sur les bébés !

Je n’ose absolument pas aborder Emma de Caunes (ahhhhhh !).

Elle confie à Marie qu’elle avait déjà entendu parler de 14-14 par sa fille, ça nous rend d’autant plus fiers !

On nous apprend que sur 7 membres du jury, 6 ont placé notre roman en tête de liste.

Ils ont aussi décerné un prix d’honneur à Hélène Montardre, pour son roman Courir avec des ailes de géant.

Nous apprenons aussi que deux enfants de 10 ans, frères jumeaux, ont lu tous les livres de la sélection et préparé des questions sur chacun des 5 livres. Ils sont super contents que ce soit 14-14 qui reçoive le prix, car c’était leur préféré (j’adore les enfants). On nous fait sortir dans un patio ensoleillé, les enfants nous posent des questions pour une interview, on répond des trucs pas très brillants qui passeront à la télé.

Mais si c’était brillant, tu rigoles, on a assuré comme des bêtes au vu de notre taux de stress ! Vous jugerez sur pièce !

Je reçois des SMS de Barbara, de Jean, mon autre éditeur, de quelques grenouilles chères à mon cœur.

Tout le monde est heureux pour nous, Marie nous dit que l’équipe de Bragelonne danse dans les bureaux, Stéphane est un immense sourire et Marie semble rayonner. C’est incroyable !

Je ne vous raconte même pas la rencontre avec deux classes de CM2 l’après-midi, c’était magique… Ni le retour chez Bragelonne avec nos prix. Stéphane était fou, ravi, il n’arrêtait pas de rigoler.

Nous-mêmes étions tellement heureux de fêter ça avec notre famille, la Bragelonne team !

Maintenant, ce seront les bandeaux rouges, les articles dans la presse, et le passage de l’émission avec notre interview à la télé (dans deux semaines environ, la chaîne nous préviendra quelques jours avant).

Pfiou.

A qui le dis-tu ?!!

 


 

Pour la 300e fois, félicitations, Silène et Paul ! Vous pouvez consulter l’émission dédiée au Prix Gulli, avec l’intervention de nos deux amis, il vous suffit de suivre ce lien !

Sachez également que les deux auteurs seront présents à La Rochelle, le week-end prochain. En effet, la librairie Gréfine acceuillera le duo le samedi 28. tou est indiqué dans le visuel ci-dessous !

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