Le Blog de Castelmore

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14-14 : Rencontre avec les auteurs

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C’est aujourd’hui que sort le roman de Silène Edgar et Paul Beorn en librairie. À cette occasion, et comme on l’avait promis, on se propose de vous les présenter…

1404-edgarProfesseur de Français, Silène Edgar anime le site Callioprofs.com, à destination des professeurs et documentalistes. En tant qu’auteure, on lui doit déjà Moana, une trilogie dystopique pour le jeune public. C’est au sein de notre collection primo-numérique, Snark, qu’elle a livré son dernier bijou : Fortune Cookies, une histoire bouleversante qui voit une femme s’opposer à la loi martiale en France, au prix de sa vie de famille. Toujours chez Snark, mais sur un ton comique cette fois, elle publiera Féélure. Bref, Silène est une auteure qui touche à tout, et c’est tant mieux ! (Vous pouvez lire l’interview qu’elle nous a accordée à l’occasion de la sortie de Fortune Cookies en suivant ce lien.)

SONY DSCComme vous l’aurez deviné en découvrant le pseudonyme qu’il s’est choisi, Paul Beorn est un grand fan de J.R.R. Tolkien et de Fantasy. Publiés chez Mnémos, ses précédents romans (le dytique composé par La Pucelle de Diable-vert et Les Derniers Parfaits) ont fait l’objet de plusieurs sélections et nominations pour des prix littéraires, notamment au Grand Prix de l’Imaginaire 2013. Paul a également écrit près d’une dizaine de nouvelles, et est codirecteur du Grimoire galactique des Grenouilles, guide annuaire des maisons d’édition de l’imaginaire publié pour le compte de l’association CoCyclics. Vous pouvez consulter son blog, où il dispense ses conseils d’écriture, à cette adresse.

Maintenant que vous les connaissez un tout petit peu mieux, voici la retranscription de la mini-interview qu’ils ont accordé à Barbara Bessat-Lelarge. (En même temps, ils n’avaient pas le choix, c’est leur éditrice…)

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C’est votre premier roman chez Castelmore, quel est votre sentiment à un mois de sa sortie?

Paul : Ce roman est né d’un simple mail de Silène qui me disait, en substance : « Eh, Paul, si on écrivait un roman à deux ? » comme si elle me proposait d’aller prendre un café. À ce moment-là, on n’imaginait absolument pas que ce serait une aventure à trois, avec Castelmore. Je suis très impatient de le voir en librairie !

Silène : Moi aussi, je suis sur des charbons ardents… J’ai tellement hâte de présenter ce livre avec Paul. Et en même temps, je sais qu’il va être super stressé en s’apercevant qu’il reste une coquille. Il reste toujours une coquille. Et il va tomber dessus directement, en ouvrant le livre pour la première fois… avant de tout relire frénétiquement ! Et ça me fait rire d’avance parce que j’adore quand il fait sa tête d’ours grognon. Je me moque mais en réalité, je suis incroyablement fière d’avoir travaillé avec lui !

Paul : C’est de la pure calomnie, je ne suis pas du tout un ours grognon. Retire ça tout de suite, sinon, je grogne !

Silène : Ça va me manquer quand je vais écrire un nouveau livre toute seule…

Que pensez-vous de la couverture?

Avec Silène et avec l’équipe de Castelmore, on avait tous énormément d’idées, c’était très excitant, et il y a eu plusieurs essais qui partaient dans tous les sens. Et puis, Castelmore a lancé une couverture provisoire pour les « épreuves non corrigées », cette version encore imparfaite qu’on envoie en avance à certains libraires. Pas de personnages : juste un titre, une étiquette en guise d’explication et une enveloppe au premier plan. J’ai trouvé tout de suite trouvé ça génial.

C’était extra d’être associés à cette réflexion, même si travailler avec deux auteurs génèrent deux fois plus de remarques pour notre patient chef des images ! J’aime bien cette couverture, on dirait un livre d’Hadrien et je l’imagine le poser sur son étagère. Il est très coloré, l’intérieur est génial aussi, avec des polices différentes, des petites enveloppes et des photos d’archives ; c’est un bel objet, cela me fait un immense plaisir.

Oui, l’équipe de Castelmore a été super dynamique. Il faut s’imaginer les conversations par mail à cinq ou six, chacun donnant son avis et ses idées, jusqu’à ce qu’on tombe tous d’accord sur cette couverture assez incroyable, mais aussi sur la question des photos d’époque à l’intérieur, auxquelles Silène et moi tenions beaucoup.

Ces photos nous ont servi pour imaginer la vie d’Hadrien ensemble parce que, même si j’écrivais cette partie, nous avons tout imaginé à deux : du coup, en les regardant, vous comprendrez mieux ce que nous avons écrit. D’ailleurs, vous pouvez essayer d’écrire quelque chose à deux à partir d’une de ces images ! Et si vous voulez vous mettre complètement à notre place, ajoutez des pistaches pour Paul et du café avec du chocolat pour moi.

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Que pensez-vous qu’Adrien et Hadrien penseraient de leur histoire ainsi racontée dans un livre? Seraient-ils fiers? Pensez-vous qu’ils auraient préféré garder le secret de cet échange incroyable?

Je ne pense pas qu’ils auraient préféré garder le secret, je crois plutôt qu’ils auraient envie de le crier dans la rue s’ils le pouvaient. Mais bien sûr, personne ne les croirait…

Oui, je crois aussi qu’ils seraient heureux, parce qu’ils auraient le sentiment que leur petite histoire est utile, qu’elle peut intéresser d’autres garçons et filles comme eux, les faire réfléchir sur l’école, l’amour, la guerre. En plus, cela permet de garder le lien entre eux, le livre est leur trait d’union !

Cette aventure leur a permis de comprendre énormément de choses. D’abord parce qu’en comparant leurs époques, chacun découvre un autre monde que le leur, ensuite en apprenant chacun l’un de l’autre à s’attaquer à leurs problèmes. Je pense qu’ils voudraient que le lecteur en apprenne autant qu’eux.

Et qu’il se pose des questions aussi. Qu’il se demande comment on vivait sans tous ces objets qu’Adrien a, la télé, le téléphone, la machine à laver et surtout, sans la médecine moderne ! Et qu’il s’interroge sur sa propre histoire familiale aussi, pourquoi pas ? Les gens de l’époque d’Hadrien ont presque tous disparu, mais les grands-parents connaissent encore des histoires sur la guerre de 14-18 et on peut les interroger à ce sujet : c’est ce que j’ai fait auprès de mes grands-parents.

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